La promenade des Souvenirs
Cher vous,
Aujourd’hui, j’ai fait une petite promenade, et j’ai pensé que peut‑être vous aimeriez m’accompagner, ne serait‑ce qu’en imagination. Alors je vous emmène avec moi, doucement, sans fatigue, juste avec les mots.
Je suis sortie en fin d’après‑midi. La lumière était dorée, cette lumière qui fait briller les choses ordinaires : les pierres du chemin, les feuilles des arbres, même les volets un peu usés des maisons.
J’ai marché lentement, comme on marche quand on n’a rien à prouver, quand on veut juste sentir le monde autour de soi.
À un moment, j’ai croisé un vieux mur couvert de lierre. Le lierre avançait comme une écriture, une écriture verte, patiente, qui racontait le temps qui passe sans faire de bruit.
Je me suis arrêtée. J’ai posé ma main sur la pierre. Elle était tiède, comme si elle gardait en elle la chaleur de toutes les journées passées.
Et je me suis dit : les souvenirs sont un peu comme ce mur. Ils restent là, même quand on ne les regarde plus. Ils attendent qu’on les touche pour revenir.
Alors j’ai pensé à vous. À vos propres souvenirs, à ces moments qui vous reviennent parfois sans prévenir : un parfum, un rire, une chanson, un visage, un geste.
Peut‑être qu’aujourd’hui, un souvenir doux vous a visité. Ou peut‑être qu’il viendra ce soir, comme une petite lumière dans votre chambre.
Je vous souhaite un souvenir qui réchauffe, un souvenir qui sourit, un souvenir qui vous accompagne.
Et si aucun ne vient, alors prenez celui‑ci : la lumière dorée d’un chemin, le lierre qui avance doucement, et une inconnue qui pense à vous en marchant.
Je vous écrirai encore, si vous le souhaitez. J’aime ces promenades que nous faisons ensemble, même à distance.
Avec toute ma douceur,
Une inconnue qui pense à vous
"Tous Droits Réservés"
Cinquième lettre, écrite comme un petit refuge de douceur, une lettre qui apporte un peu de chaleur intérieure, un peu de compagnie silencieuse. Elle est simple, tendre, presque comme une main posée sur la vôtre.