quand le geste devient offrande

Un autre seuil s’est ouvert lors d’une rencontre. J’accompagnais une personne isolée, ce jour-là particulièrement silencieux. Les mots ne venaient pas.

Alors j’ai écrit son prénom en calligraphie, lentement, comme on allume une petite lumière. Elle a regardé le trait se former, puis elle a murmuré : « C’est comme si vous me redonniez un peu de moi. »

Ce moment m’a profondément marquée. J’ai compris que la calligraphie pouvait devenir un pont, un geste qui relie, une manière d’offrir à l’autre un espace où il se sent vu, reconnu, accueilli.

Depuis, chaque fois que j’écris pour quelqu’un, je repense à cette lumière discrète déposée entre nous.