le premier seuil

Il y a eu un jour où tout s’est ouvert. Un jour simple, presque silencieux, où j’ai posé une plume sur une feuille sans intention particulière. Le premier trait a tremblé.

Ce tremblement disait quelque chose de moi : ma fatigue, ma sensibilité, mon besoin de ralentir. Je l’ai accueilli. Et, dans ce geste fragile, j’ai senti une vérité se déposer.

Puis le trait s’est stabilisé. Et j’ai compris que la calligraphie n’était pas seulement une pratique : c’était un refuge. Un espace où je pouvais me rassembler, respirer, me retrouver.

Depuis ce jour, chaque lettre est un souffle. Chaque mot calligraphié est une présence.